

Aujourd’hui, toutes les entreprises du secteur RH tech affirment être axées sur les compétences.
Vous avez vu les présentations. Le vocabulaire du marché. Les captures produit avec leurs intitulés de compétences et leurs indicateurs de degré de maîtrise. Les communiqués de presse qui promettent que l’IA fera remonter le bon contenu de formation au bon moment. Le marché s’est rangé derrière un même récit, et chaque acteur en livre sa propre version.
Mais l’intelligence des compétences ne se décrète pas : la revendiquer est une chose, la construire en est une autre.
Construire une véritable intelligence des compétences, qui offre aux organisations une vision claire de leurs capacités, des écarts à combler et des actions à mener, suppose de réunir des conditions aussi précises que rares. Une expertise approfondie de la manière dont les compétences sont définies, validées et corrélées à l’échelle de l’entreprise. La capacité à relier les signaux learning à des données de résultats réellement exploitables. L’intuition nécessaire pour transformer cette complexité en actions concrètes. Et la patience de construire sur des bases solides, car les raccourcis pris aujourd’hui dans l’infrastructure des compétences deviendront les problèmes de demain.
Cette combinaison ne tient pas dans une roadmap produit. Elle existe chez des personnes dont le parcours réunit précisément ces expertises, et elles sont rares.
C’est pour cette raison que nous avons recruté Elizabeth Tan Levy au poste de Chief Product Officer de Degreed.
Elizabeth Tan Levy connaît ces sujets de l’intérieur. Tout au long de sa carrière, elle a travaillé sur les données de compétences, l’intelligence des effectifs et le développement de produits IA. Non pas en additionnant des expériences proches du sujet, mais en cherchant toujours à comprendre comment les organisations peuvent rendre les compétences visibles, mesurables et utiles.
Dernièrement, elle a piloté la création d’une équipe de recherche et de données s’appuyant sur l’IA au sein de The Burning Glass Institute, organisme indépendant largement reconnu comme la source la plus rigoureuse et la plus fiable au monde en matière d’intelligence des compétences sur le marché du travail. Avant cela, elle a contribué à la croissance product-led de Lightcast à plusieurs étapes de son développement. Spécialiste de l’analyse des effectifs, l’organisation fournit une taxonomie des compétences et des données sur le marché du travail qui servent aujourd’hui de socle à des décisions majeures pour les entreprises, les gouvernements et les universités. Plus tôt dans sa carrière, elle a développé et lancé chez Reed Elsevier des produits personnalisés de learning et de découverte de contenus.
Ce qui relie ces expériences, c’est le problème sur lequel Elizabeth Tan Levy a travaillé : comment transformer l’immense complexité des compétences, la façon dont les individus les développent, dont les organisations en ont besoin et dont le marché les valorise, en quelque chose qui oriente réellement les décisions ?
C’est précisément le problème que Degreed a été conçu pour résoudre. Et c’est tout l’enjeu de la suite : faire en sorte que cette intelligence ne se contente pas d’informer, mais aide aussi à agir.
Pendant longtemps, dans les technologies d’entreprise, le discours autour des compétences relevait surtout de l’ambition. Des stratégies organisationnelles axées sur les compétences. Des passeports de compétences. Des taxonomies des compétences. L’idée d’un monde du travail où les capacités de chacun sont réellement comprises, et où le développement repose sur ce que les personnes savent faire, plutôt que sur leur diplôme ou leur ancienneté.
Cette vision reste pertinente. D’ailleurs, les dernières recherches de Fosway montrent que la montée en compétences est la grande priorité des équipes L&D depuis deux années consécutives. Le marché n’a jamais été aussi prêt.
Mais les attentes ont changé. Les organisations ne se demandent plus si elles doivent devenir axées sur les compétences. Elles veulent désormais savoir comment en évaluer l’efficacité. Les directions financières demandent des preuves de ROI. Les DSI examinent l’infrastructure de données de près. Et les responsables L&D, qui ont passé des années à construire le business case, doivent maintenant montrer des résultats. Pas avec de grands discours stratégiques, ni avec des taux de complétion, mais avec des preuves tangibles que les écarts de compétences se réduisent et que l’entreprise gagne en agilité.
C’est une question plus délicate, qui exige un autre type de produit.
L’ambition de Degreed est de créer le profil de compétences de référence : une représentation complète et dynamique de ce que chaque personne maîtrise, de ce qu’elle doit développer et des besoins réels de l’entreprise. Pas un profil figé ni une simple photo à un instant T, mais un actif intelligent, mis à jour en continu, qui aide les organisations à passer à l’action.
Cette vision comporte deux dimensions, indissociables l’une de l’autre.
La première est la profondeur de l’intelligence des compétences : des données structurées avec rigueur, une taxonomie des compétences complète et des compétences inférées avec précision à partir de multiples signaux de formation. C’est un travail d’infrastructure, moins spectaculaire peut-être, mais indispensable à tout le reste. Les raccourcis à ce niveau se paient avec le temps, et Degreed a toujours pris ce sujet très au sérieux.
Le deuxième pilier, c’est l’IA : transformer l’intelligence en action. Degreed Maestro incarne notre pari sur cet avenir, avec une IA qui ne se contente pas de faire remonter le bon contenu de formation au bon moment, mais aide activement les organisations à combler les écarts de compétences, à recommander des parcours de développement et à donner aux décideurs une vision de la préparation des effectifs directement liée aux décisions métier.
Elizabeth Tan Levy est là pour faire progresser ces deux dimensions. Grâce à son expertise des données sur les effectifs et des produits augmentés par l’IA, elle maîtrise toute la chaîne, de la taxonomie des compétences à l’expérience produit qui rend cette intelligence exploitable. Sa mission consiste à s’appuyer sur ce que Degreed a déjà construit pour faire évoluer le produit dans le sens du marché.
Nous savons très bien à quoi peut ressembler un article de blog annonçant l’arrivée d’une nouvelle directrice produit. Il existe une manière convenue de présenter ce type d’annonce, avec tous les bons signaux mais, peu de concret. Le parcours est impressionnant, le discours assuré, mais tout cela masque une réalité simple : rien n’a encore vraiment changé.
Clarifions donc ce que ce recrutement signifie, et ce qu’il ne signifie pas.
Degreed fait ici un choix stratégique en réunissant les talents et la solidité produit nécessaires pour ouvrir le prochain chapitre de l’intelligence des compétences alimentée par l’IA. Cette décision indique la direction que nous prenons, sans prétendre que nous sommes déjà arrivés.
Elizabeth Tan Levy prend ses fonctions aujourd’hui. Le travail est déjà engagé. Désormais, c’est le produit qui parlera.

Elizabeth (Liz) Tan Levy est directrice produit chez Degreed. Elle rejoint l’entreprise après avoir travaillé au sein de The Burning Glass Institute, où elle pilotait les activités de recherche et d’analyse de données renforcées par l’IA.
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